Aider les producteurs de fruits tendres à  surmonter les difficultés

Pour les producteurs de fruits tendres de l’Ontario, les difficultés sont légion. En effet, les producteurs de pêches, de nectarines, de prunes, de cerises, d’abricots et de raisins de table doivent composer avec des conditions météorologiques extrêmes, la pression des produits importés, le manque de terres disponibles et la nécessité de répondre aux exigences réglementaires croissantes.

Mais, désormais, les Ontario Tender Fruit Growers surmonteront aisément ces difficultés grâce au soutien financier qu’ils ont réussi à obtenir des programmes de financement établis par l’Agricultural Adaptation Council (AAC) pour aider ses quelque 260 membres à offrir des produits de qualité aux consommateurs.

« L’ensemble des activités de notre organisation vise à simplifier la vie des producteurs, et le soutien financier de l’AAC a été déterminant pour nous », indique Sarah Marshall, directrice générale. « Seuls, nous n’aurions jamais pu accomplir toutes ces initiatives au nom des producteurs. »

Lorsqu’une gelée tardive a dévasté les cultures de fruits tendres au printemps 2012, l’industrie a lancé un projet visant à surveiller de près la résistance au froid des bourgeons de variétés de fruits tendres afin de définir la plage de températures dans laquelle d’importants dommages aux bourgeons sont à prévoir. En outre, les avertissements de basses températures aident les producteurs à prendre des décisions concernant l’utilisation de souffleuses à air chaud pour atténuer les dégâts causés par le froid.

En 2014, pour rester concurrentielle face aux importations à bas prix, l’industrie a entrepris de dresser un plan d’action opérationnel afin de présenter les priorités pour l’avenir et d’orienter les activités de recherche et d’innovation.

Cela a abouti à la mise en œuvre d’un projet d’élaboration de lignes directrices pour une meilleure gestion de la chaîne du froid, à une collaboration avec des partenaires de l’industrie pour accélérer la commercialisation de nouvelles variétés ainsi qu’à la poursuite des investissements dans Fruit Tracker, la plateforme logicielle de l’industrie permettant la collecte de données et l’établissement de rapports automatiques sur la salubrité des aliments, la lutte contre les ravageurs, l’emballage et l’expédition, la traçabilité, la formation des travailleurs et les coûts de production.

Selon Mme Marshall, le processus actuel pour la mise en marché d’une nouvelle variété s’échelonne sur plus de 15 ans, alors la commercialisation accélérée de nouvelles variétés permettra aux producteurs de répondre à la demande changeante des consommateurs beaucoup plus rapidement.

« Optimiser la qualité et la durée de conservation des produits augmentera la demande, permettra aux producteurs d’élargir leurs plantations actuelles et aidera à développer des marchés d’exportation », ajoute-t-elle.

Un autre projet avait pour objectif d’évaluer la rentabilité des plantations de poiriers à haute densité afin d’aider les producteurs à obtenir le rendement maximal en fruits de grande taille sur une superficie moins grande de terrain.

Et pour aider les producteurs à se conformer aux exigences réglementaires liées à la formation en matière de sécurité des travailleurs, un projet réalisé en collaboration avec les Ontario Apple Growers, les Ontario Fresh Grape Growers et les Workplace Safety and Prevention Services a donné lieu à la création d’un programme de prévention des risques à la ferme axé sur l’industrie.

« L’appui du CAA nous est indispensable. Fruit Tracker, par exemple, est devenu un programme absolument essentiel qui aide les producteurs à économiser du temps et à assurer la traçabilité de leurs produits, et nous n’aurions pas pu nous permettre de faire cela nous-même », souligne Mme Marshall. « La composition du conseil d’administration de l’AAC et sa compréhension du secteur sont très importants; sa structure est unique à l’Ontario et elle est tout à fait efficace. »