plants de maïs

Amélioration de la technologie pour détecter l’atteinte subie par les cultures

Lorsque la santé d’un plant est stressée en raison d’un manque de nutriments ou en raison de mauvaises herbes, prendre les mesures appropriées au bon moment est essentiel. Mais, comment les agriculteurs peuvent-ils connaître quel est le bon moment?

Ce projet de recherche par les Grain Farmers of Ontario, dirigé par le Dr Clarence Swanton de l’Université de Guelph et le Dr Roydon Fraser de l’Université de Waterloo, a démontré que la température des feuilles de plants de maïs peut indiquer si le plant est en santé ou non, et ce, avant que le problème soit visible.

Appuyé par Cultivons l’avenir 2, ils travaillent à l’élaboration d’un prototype de capteur pour le maïs qui serait en mesure de détecter rapidement les variations de température sur la surface foliaire.

Cela permet aux agriculteurs d’identifier et de réagir, rapidement et avec précision, au stress du plant comme une carence en azote ou la concurrence des mauvaises herbes. Et ce, souvent avant qu’il y ait des signes visuels de stress, comme des feuilles jaunies.

Quatre essais en environnement contrôlé avec du maïs ont été réalisés dans la serre de l’Université de Guelph. Cela a permis aux chercheurs de contrôler les intrants tels que l’eau et l’azote. Trois champs d’essais extérieurs, deux à Woodstock et un à Elora ont également été effectués.

Le Dr Swanton et le Dr Fraser ont constaté que les plants plus sains avaient des températures plus fraîches pendant le jour, comparativement aux plants en carence d’azote ou qui luttaient contre les mauvaises herbes, surtout en comparant les taux d’azote bas et élevés. Les résultats étaient moins évidents avec les taux d’azote à dose moyenne. Plus de recherches seront nécessaires pour déterminer ce qui cause cette variation. 

La possibilité de déterminer plus tôt les plants stressés, signifie que les producteurs peuvent cibler l’application d’azote ou les matières de protection pour la culture de manière précise et rapide, permettant d’uniquement les utiliser au bon moment et selon la bonne quantité. Un avantage pour l’environnement et les producteurs qui cherchent à gérer les coûts. 

Ce projet a été financé en partie par Cultivons l’avenir 2, une initiative fédérale-provinciale-territoriale. L’Agricultural Adaptation Council participe à la prestation de plusieurs projets du programme Cultivons l’avenir 2 en Ontario.