L'importance vitale du soutien financier pour la croissance de l'industrie floricole ontarienne

La conjoncture de l’industrie floricole ontarienne s’améliore et se dégrade en fonction de la valeur du dollar canadien et de l’économie nationale. Pour traverser les hauts et les bas, tant les producteurs que leur organisation, Flowers Canada Ontario (FCO), ont appris à miser sur la souplesse et l’innovation afin de maintenir la compétitivité et la rentabilité de leur secteur.

« Les choses ont beaucoup changé ces vingt dernières années. Nous avons dû explorer de nouvelles technologies et options de production pour demeurer concurrentiels, ce qui a été primordial pour l’industrie », explique Andrew Morse, directeur administratif de FCO.

Ces efforts se sont traduits par la mise en œuvre d’initiatives de recherche, de marketing et de développement, et c’est surtout l’appui de programmes exécutés par l’Agricultural Adaptation Council (AAC) qui a été le catalyseur de l’innovation et du progrès dans l’industrie floricole, indique M. Morse en citant deux projets illustrant bien le rôle qu’a joué le AAC dans le secteur.

Il y a quelques années, FCO a lancé le programme de marketing Pick Ontario pour faire la promotion des produits de l’Ontario. Comme un produit peut porter l’allégation « Produit du Canada » si au moins 51 % de ces coûts de production sont engagés au Canada, les fleurs importées peuvent être commercialisées comme ayant été produites au pays, ce qui crée de la confusion dans l’esprit du consommateur.

« Pick Ontario a aidé à combler cette lacune dans la promotion de nos produits auprès des consommateurs et dans l’identification des fleurs véritablement canadiennes afin d’offrir un choix aux consommateurs », ajoute M. Morse. « Nous avons constaté une croissance et une hausse de l’intérêt. Si nous n’avions pas bénéficié du soutien fondamental d’AAC dès le début, nous ne ferions pas ce que nous faisons aujourd’hui avec Pick Ontario. »

La production de bulbes est un autre domaine où le financement de projets d’AAC a suscité de profonds changements pour les producteurs de l’Ontario. Les tulipes, par exemple, sont les fleurs coupées les plus produites au Canada, mais en réalité peu de producteurs canadiens produisent leurs bulbes. Ceux-ci doivent donc être importés, mais des exigences rigoureuses pour maîtriser les maladies des plantes peuvent entraîner le rejet de certains bulbes à la frontière, comme ceux couverts de terre.

Bien que les producteurs n’aient aucun contrôle sur le produit qu’ils reçoivent, le rejet de bulbes perturbe la production et entraîne la perte de contrats auprès d’acheteurs. Toutefois, avec l’appui d’AAC, FCO a été en mesure d’établir des relations avec des exportateurs et de travailler avec le gouvernement et les producteurs afin de cerner les aspects problématiques et de mettre en œuvre des solutions axées sur la collaboration.

« Grâce à ce projet, nous sommes passés de vingt-quatre rejets en 2011 à zéro en 2015, ce qui contribue à une meilleure stabilité sur le marché et pour les producteurs », souligne M. Morse. « Des projets comme celui-ci font également en sorte que l’industrie dispose de la latitude voulue quant à sa production et la concurrence qu’elle peut soutenir, en plus de créer une pérennité dans le secteur. »

« L’AAC a joué un rôle déterminant tant pour notre association que pour notre secteur, s’avérant d’une importance vitale pour notre croissance et notre développement », conclut-il.