Une nouvelle technologie d’identification ouvrira des marchés mondiaux à une innovation ontarienne pour les couvoirs

Les couvoirs de poulets de partout dans le monde auront bientôt accès à une nouvelle technologie canadienne unique qui pourrait révolutionner ce secteur.

Cette technologie de balayage (scannage) non invasive – qui permettra d’identifier le sexe d’œufs vieux d’un jour avant leur incubation – devrait simplifier le processus de couvaison, créer de nouveaux emplois dans le secteur technologique et réorienter des ressources qui étaient utilisées auparavant pour élever des poussins mâles.

Une recherche financée par l’organisme Eggs Farmers of Ontario, par l’entremise de l’Agricultural Adaptation Council, a été réalisée à l’Université McGill pour favoriser la commercialisation à grande échelle de l’identification du sexe d’œufs non éclos. Le projet est dans sa seconde phase – il faut maintenant ajuster précisément le système de balayage en préparation de son application commerciale qui pourrait être vendue aux couvoirs canadiens et dans le reste du monde.

« Il s’agit d’une technologie très sophistiquée qui comprend un système de visionnement de pointe », déclare M. Tim Nelson, président directeur général de Livestock Research Innovation of Ontario – le groupe qui a formé un partenariat avec Egg Farmers of Ontario pour mettre cette technologie sur le marché. « Il faut beaucoup de travail de conception pour créer ce nouveau système qui pourrait, lorsqu’il fonctionne à pleine capacité, balayer et identifier les œufs mâles et femelles, fertiles et infertiles, de 50 000 œufs à l’heure. »

Le fait de pouvoir identifier le sexe d’œufs vieux d’un jour fournira de nouveaux renseignements aux gestionnaires de couvoirs. Les œufs femelles pourront être incubés pour éclore et les œufs mâles ou infertiles pourront être mangés ou transformés.

« Cette nouvelle technologie offrira de fantastiques possibilités à l’industrie de la couvaison de l’Ontario », déclare M. Harry Pellisero, directeur général d’Egg Farmers of Ontario. « En réorientant l’utilisation des œufs mâles vieux d’un jour, de nouveaux débouchés s’ouvriront sur le marché et les ressources des couvoirs (énergie, eau, etc.) pourront être concentrées sur l’éclosion des œufs femelles. Ceci va vraiment changer l’industrie! »

La commercialisation de la technologie comprend une collaboration avec des entreprises d’automatisation des couvoirs établies puisque cette technologie doit être adaptée à chaque couvoir. On s’attend à ce que quelque 30 emplois puissent être créés en Ontario, y compris des postes de techniciens pour le système de visionnement.

« Des gestionnaires de couvoirs d’un peu partout dans le monde nous ont déjà fait part de leur intérêt à mieux connaître et à acheter ce système; ils sont très enthousiasmés par le potentiel de cette nouvelle technologie », ajoute M. Pellisero. « Nous voulons maintenant mettre des prototypes à l’essai dans des couvoirs ontariens pour nous assurer que nous pouvons reproduire à l’échelle commerciale la précision et la vitesse obtenues en laboratoire. Nous prévoyons avoir la première application commerciale sur le marché en 2018. »

Ce projet a été financé en partie par le programme Cultivons l’avenir 2 (CA2), une initiative fédérale-provinciale-territoriale. L’Agricultural Adaptation Council participe à la prestation du programme CA2 en Ontario.