Poinsettia

Pour les poinsettias, la prévention est préférable à la guérison

Avec ses bractées rouges et blanches, les poinsettias sont les plantes favorites des Canadiens pendant la période des Fêtes. Au Canada, elles sont au deuxième rang comme plante de culture ornementale en pot, dont la moitié, environ 4,2 millions de pots sont cultivés annuellement en Ontario.

Lorsqu’il s’agit de plantes et de fleurs en pot, les consommateurs demandent des plantes esthétiquement parfaites, exemptes de parasites et d’imperfections. Ceci a permis à Fleurs Canada de l’Ontario d’accéder à une contribution financière de Cultivons l’avenir 2 pour un projet dirigé par la Dre Rose Buitenhuis, du Centre de recherche et d’innovation de Vineland, pour fournir aux producteurs des outils pour répondre aux nouveaux enjeux de lutte contre les parasites.

Son objectif est d’identifier un contrôle efficace pour réduire le degré d’infestation des mouches blanches, un parasite pouvant pénétrer une serre par le biais de boutures de poinsettias importées, au début du cycle de production. Cela permettra d’acquérir des stratégies de lutte biologique par le biais d’un prédateur naturel pour contrôler un parasite, de manière à travailler plus efficacement et d’empêcher la population de parasites de se développer et finalement, d’endommager les plantes.

Des recherches antérieures ont démontré que les bassins pour les boutures de poinsettias qui contiennent des produits comme des champignons, des savons insecticides ou des huiles horticoles peuvent réduire considérablement la quantité de mouches blanches sur les boutures touchées.

Dans le projet actuel, la Dre Buitenhuis applique le principe du « nouveau départ » pour la production de poinsettias, en intégrant les bassins pour les boutures, dans un programme de lutte antiparasitaire pour les cultures du temps des Fêtes. Elle évalue l’efficacité de l’approche combinée et détermine le risque d’une accumulation et d’une transmission d’agents pathogènes par le biais de la technique de trempage.

Jusqu’à présent, les résultats sont positifs et démontrent que le nombre de mouches blanches est inférieur avec les plantes ayant été trempées, qu’avec celles qui n’ont pas été trempées. Le risque de transmission d’agents pathogènes était faible et une analyse coûts-avantages indique que l’approche est également économiquement avantageuse. Le trempage dans les bassins, suivie d’une lutte biologique est la meilleure option pour réduire l’infestation de mouches blanches dans la production de poinsettias en Ontario.

Ce projet a été financé en partie par Cultivons l’avenir 2, une initiative fédérale-provinciale-territoriale. L’Agricultural Adaptation Council participe à la prestation de plusieurs projets du programme Cultivons l’avenir 2 en Ontario.