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Réduire le gaspillage alimentaire peut rapporter gros, selon les résultats d’un projet

Guelph – Plus qu’une solution sensée, la réduction du gaspillage alimentaire est également une façon d’accroître l’efficacité et la rentabilité d’une entreprise.

Voilà la conclusion qu’a établi un projet sur la réduction du gaspillage alimentaire dirigé par l’Ontario Produce Marketing Association (OPMA) avec l’aide financière de Cultivons l’avenir 2.

L’OPMA s’est associée à l’entreprise Value Chain Management International (VCMI) pour élaborer un manuel, préparer plusieurs études de cas et organiser une série d’ateliers conçus pour aider les membres de l’OPMA à prendre conscience des façons de réduire le gaspillage au sein de leurs entreprises tout en augmentant leurs revenus.

« L’objectif est de déterminer des possibilités d’amélioration dans la chaîne de valeur, car en perfectionnant les processus, on réduit automatiquement le gaspillage qui se produit au niveau de la main-d’œuvre, de l’énergie, des produits, de l’emballage et du transport », a expliqué le chef de projet Martin Gooch aux participants à la tournée estivale de l’Agricultural Adaptation Council, le 14 juin. « Cela permettra au secteur des fruits et des légumes de l’Ontario de se tailler une place de chef de file dans la réduction du gaspillage alimentaire, en plus de présenter une occasion d’affaire pour l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur. »

La première étude de cas sur le secteur ontarien a récemment été publiée, et trois autres sont sur le point d’être achevées. L’étude de cas chez un fournisseur novateur de pommes de terre de l’Ontario, EarthFresh Foods, illustre clairement le bienfondé de remédier au gaspillage alimentaire : une augmentation de 29 % du volume de pommes de terre acceptées au triage s’est traduite par une augmentation de 74 % de la marge du producteur.

Une grande part du gaspillage alimentaire est directement attribuable aux pratiques de production, à l’entreposage et à la manutention, mais la solution à ce problème exige un changement dans la façon de penser des agriculteurs.

« Bien souvent, les agriculteurs évaluent leur rendement par acre sans tenir compte de ce qui passe réellement à la mise en vente et c’est pourtant de là que provient leur revenu », a-t-il souligné. « De manière globale, en évitant de perdre 29 % de produits, ils augmenteraient leurs recettes de 17 000 $ par remorque de pommes de terre. Et les entreprises bénéficieraient également de coûts moins élevés. »

Jusqu’à présent, quelque 100 personnes ont participé aux ateliers sur la réduction du gaspillage présentés par VCMI. Le manuel qui s’y rattache adopte une approche fondée sur l’ensemble de la chaîne de valeur et il a été conçu pour être un outil facile à utiliser tant pour les petites que les grandes entreprises avec ses 10 étapes simples à suivre.

« Il n’est pas nécessaire d’avoir un doctorat en mathématiques ou d’être un génie des statistiques pour améliorer ses affaires », a conclu M. Gooch. « Il s’agit de repérer les possibilités d’amélioration, de définir les causes du gaspillage et de déterminer comment remédier aux problèmes de manière constructive. »

En somme, les participants repartent de l’atelier équipés de solutions pour améliorer le rendement au sein de leurs entreprises et cesser de simplement accepter le gaspillage et les pertes comme faisant partie intégrante de leurs activités commerciales. Les médias ont démontré un vif intérêt pour cette initiative, qui a fait l’objet d’une couverture médiatique internationale, et d’autres secteurs, dont celui de la transformation de la viande, s’enquièrent sur la possibilité d’appliquer le programme à leurs propres industries.

D’autres renseignements sont offerts en ligne à l’adresse www.theopma.ca.

Le projet a été en partie financé par Cultivons l’avenir 2 (CA2), une initiative fédérale, provinciale et territoriale. L’Agricultural Adaptation Council contribue à l’exécution de CA2 en Ontario.