Les bassins de rétention

Projet d’élaboration de recommandations pour une gestion plus ciblée des bassins de rétention utilisés dans le secteur serricole

Les bassins de rétention jouent un rôle important pour la gestion des eaux pluviales dans le secteur serricole de l’Ontario. Toutefois, on n’en sait pas beaucoup sur la qualité de l’eau tombée sur les toits des serres pour se déverser ensuite des bassins de rétention vers les bassins hydrographiques environnants et le lac Érié.

L’Ontario Greenhouse Vegetable Growers (OGVG) a lancé un projet, appuyé par le Partenariat canadien pour l’agriculture et mené avec des chercheurs du Great Lakes Institute for Environmental Research (GLIER) de l’Université de Windsor, pour combler certaines lacunes dans les connaissances relatives aux bassins de rétention.

« Soutenir l’innovation afin de favoriser la croissance durable du secteur agricole est une priorité de notre gouvernement », a déclaré Lawrence MacAulay, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire. « L’investissement dans ce projet est un excellent exemple de la façon dont le Partenariat canadien pour l’agriculture donnera aux agriculteurs les outils dont ils ont besoin pour nourrir les Canadiens tout en protégeant notre environnement. »

« Notre gouvernement appuie ce projet conjoint visant à aider les serriculteurs à mettre en œuvre des pratiques durables en matière de gestion des éléments nutritifs qui amélioreront la qualité de l’eau du lac Érié », a déclaré Ernie Hardeman, ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario.

« L’une des choses que nous voulons savoir, c’est si les bassins de rétention favorisent la rétention des éléments nutritifs ou contribuent à la charge en éléments nutritifs dans les bassins hydrographiques environnants, d’une part, et si les sédiments présents dans les bassins de rétention sont des sources ou des puits d’éléments nutritifs, d’autre part », a souligné Nathan Warkentin, analyste en énergie et en environnement de l’OGVG.

Grâce à un échantillonnage et à une analyse de l’eau contenue dans des bassins de rétention de divers types et tailles à quatre emplacements différents, nous pourrons mener une évaluation du bilan de phosphore en nous concentrant sur les affluents de la région de Leamington comme le ruisseau Sturgeon. La région abrite la majorité des producteurs de légumes de serre de l’Ontario.

« Notre laboratoire a acquis une grande expertise dans le diagnostic des changements que subissent les systèmes microbiens présents dans les environnements sains par opposition à ceux présents dans les environnements perturbés », explique Christopher Weisener du GLIER. « En nous appuyant sur nos travaux sur les isotopes stables, nous pourrons examiner très précisément les types de cycles et de transformations chimiques qui se produisent et comparer l’incidence des systèmes de bassins actuels à celle des systèmes utilisés il y a 15 ou 20 ans. »

À la fin de ce projet de deux ans, nous aurons élaboré des recommandations de gestion réalistes et pratiques qui aideront les serriculteurs à réduire les pressions qu’exerce le phosphore sur le lac Érié.

À l’heure actuelle, il existe des recommandations générales, mais les stratégies qui seront élaborées pour différents types de bassins seront très utiles au secteur, selon M. Warkentin. Non seulement ce projet aidera-t-il les producteurs à améliorer leur rendement environnemental, mais il leur apportera également des avantages économiques.

« Nous avons la chance d’avoir trouvé une avenue de financement qui soutient la collaboration entre les producteurs et le milieu universitaire et d’avoir établi des partenariats qui nous aideront à relever les enjeux auxquels fait face le secteur », a ajouté Scott Mundle du GLIER.

Le projet est admissible à un financement à frais partagés d’un peu plus de 140 000 $ par l’entremise du Partenariat canadien pour l’agriculture.

Le projet a été en partie financé par le Partenariat canadien pour l’agriculture, une initiative fédérale, provinciale et territoriale. L’Agricultural Adaptation Council contribue à l’exécution du Partenariat en Ontario.