Mise à l’essai d’un modèle de prévision de la pourriture du fraisier en Ontario

La production de fraisiers à jours neutres augmente en Ontario grâce aux efforts de l’industrie des petits fruits pour prolonger la saison de croissance. Toutefois, les besoins en matière de gestion des maladies de ces fraisiers quatre-saisons diffèrent de ceux des variétés traditionnelles de juin.

Au cours des dernières années, les producteurs de petits fruits de l’Ontario ont subi d’importantes pertes dues à l’anthracnose du fraisier, un champignon qui provoque la pourriture des petits fruits et les rend impropres à la vente. Les options de traitement sont limitées pour cette maladie, et des souches résistantes aux fongicides ont été identifiées dans la province.

Un modèle de prévision de l’anthracnose du fraisier a été mis au point en Floride pour aider les producteurs à prévoir quand ils devraient ou non traiter leurs cultures de petits fruits. Le modèle a été validé dans les conditions de culture de l’Ontario en 2016 et 2017, mais les producteurs de petits fruits se montrent réticents à adopter la technologie en raison du coût et de la méconnaissance de celle-ci.

À présent, grâce à l’appui financier du Partenariat canadien pour l’agriculture (le Partenariat), Berry Growers of Ontario (BGO) met à l’essai le modèle sur cinq sites de la province en collaboration avec des producteurs commerciaux.

« Par l’entremise du Partenariat canadien pour l’agriculture, nous veillons à ce que les producteurs aient accès aux outils et aux ressources dont ils ont besoin pour prévoir et atténuer les risques », a déclaré Lawrence MacAulay, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire. « Ces essais collaboratifs sur le terrain sont essentiels pour appuyer l’adoption d’approches novatrices de gestion des cultures, tout en assurant la viabilité et la rentabilité à long terme du secteur. »

« Nos producteurs cherchent sans cesse à améliorer la qualité des aliments qu’ils mettent sur le marché. Nous sommes heureux que le Partenariat puisse appuyer les efforts visant à aider ces producteurs qui travaillent fort à relever les enjeux auxquels ils font face. En préservant la santé des plantes qui sont à la base de notre alimentation, nous aidons le secteur à prospérer », a déclaré Ernie Hardeman, ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario.

« Ce modèle permet de prévoir le moment propice pour traiter les fraisiers, et nous espérons qu’il permettra ainsi de mieux gérer la maladie et de réduire les coûts pour les producteurs grâce à des traitements mieux ciblés », a indiqué Kevin Schooley, directeur général de BGO.

« Nos évaluations initiales démontrent qu’il pourrait fonctionner; nous procédons donc à des essais pratiques directement chez les producteurs pour voir si et comment il fonctionne sur le terrain », a-t-il ajouté.

L’objectif consiste à évaluer les coûts et les avantages d’adopter cette nouvelle technologie, de même qu’à favoriser une production durable au moyen de modèles de prévision des maladies ciblant spécifiquement les traitements fongicides.

Les producteurs participants feront part de leurs expériences à l’industrie élargie des petits fruits lors de l’Ontario Fruit and Vegetable Convention de 2020.

« Nous espérons que les producteurs pourront se familiariser avec la technologie et mettre au point un modèle en lequel ils auront confiance afin d’améliorer la gestion des maladies », a souligné M. Schooley. « Sans le financement du Partenariat, nous n’arriverions peut-être qu’à mener des essais sur deux sites plutôt que cinq; il est important que ces essais soient menés à l’échelle de la province afin de déterminer les avantages potentiels que réserve cette technologie pour l’industrie. »

Le projet a été en partie financé par le Partenariat canadien pour l’agriculture (le Partenariat), une initiative fédérale, provinciale et territoriale. L’Agricultural Adaptation Council contribue à l’exécution du Partenariat en Ontario.